30.01.2025: Rencontre avec les candidats au Grand-Conseil

Non à l'initiative sur le salaire minimum

Chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail. Pour le PLR Valais, cet objectif exige des emplois durables, une formation solide et des salaires négociés au plus près des réalités professionnelles. C’est pourquoi nous recommandons de voter NON à l’initiative pour un salaire minimum légal.

 

Le texte soumis au vote demande l’instauration d’un salaire minimum de 22 francs par heure. Il prévoit des exceptions, notamment pour les apprentis et certains stages, ainsi qu’une dérogation possible jusqu’à 18 francs dans l’agriculture. Ces distinctions sont importantes, mais elles ne répondent pas à toutes les difficultés que poserait un seuil cantonal à des entreprises aux situations très différentes.

Notre canton réunit des commerces de proximité, des exploitations agricoles, des entreprises artisanales et des activités touristiques. Leurs charges, leur clientèle et leurs possibilités de développement varient considérablement. Un commerce dans une vallée latérale ne dispose pas nécessairement des mêmes marges de manœuvre qu’une entreprise située dans un centre urbain. Une politique salariale doit tenir compte de cette diversité pour pouvoir améliorer durablement les revenus.

La formation professionnelle constitue un autre enjeu. Les apprentis seraient exclus du salaire minimum proposé. En revanche, l’écart de rémunération immédiate avec un emploi sans qualification pourrait rendre l’apprentissage moins attractif. C’est un risque soulevé par les opposants à l’initiative. Nous voulons valoriser le CFC, les compétences acquises et les perspectives de progression qu’une formation offre tout au long d’une carrière.

Le partenariat social permet précisément de négocier les salaires et les conditions de travail en tenant compte des métiers. Employeurs et représentants des salariés peuvent examiner ensemble les qualifications, les responsabilités et la situation économique d’une branche. Les conventions collectives offrent ainsi un cadre de protection adapté aux réalités professionnelles. Le PLR défend cette négociation et la responsabilité des partenaires sociaux. 

Lutter contre la précarité reste une priorité. Nous privilégions la formation, l’insertion professionnelle et des réponses ciblées sur les difficultés rencontrées. Notre ambition est de permettre à davantage de personnes d’accéder à un emploi durable et d’améliorer leurs revenus grâce à leurs compétences.

Le 29 novembre 2026, le PLR Valais vous invite à voter NON à l’initiative pour un salaire minimum légal, pour préserver l’emploi, valoriser l’apprentissage et soutenir le partenariat social.